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Comment progresser en course à pied

Progressivité, régularité et variabilité : les trois principes que RunCare associe pour construire un entraînement cohérent et durable.

Progresser en course à pied ne consiste pas simplement à courir plus ou à multiplier les séances difficiles.

Pour progresser sur plusieurs mois ou plusieurs années, l'enjeu est surtout de construire un entraînement que l'organisme est capable d'assimiler, de répéter et de faire évoluer dans le temps.

Chez RunCare, trois principes occupent une place importante dans notre façon d'analyser et de construire l'entraînement d'un coureur : la progressivité, la régularité et la variabilité.

Pris séparément, chacun présente un intérêt. Mais c'est surtout leur association qui permet de construire un entraînement cohérent et durable.

1. La progressivité : laisser au corps le temps de s'adapter

Le corps humain possède une formidable capacité d'adaptation.

Lorsqu'il est régulièrement exposé aux contraintes de la course à pied, il développe progressivement les capacités nécessaires pour mieux les supporter. Les muscles, les tendons, les os ou encore le système cardiovasculaire s'adaptent à l'entraînement.

Mais ces adaptations demandent du temps.

Le problème apparaît lorsque les contraintes augmentent plus rapidement que la capacité de l'organisme à s'y adapter.

Cela peut arriver lorsqu'un coureur augmente brutalement son volume hebdomadaire, ajoute plusieurs séances difficiles, commence à courir beaucoup plus de dénivelé ou reprend directement son ancien entraînement après plusieurs semaines d'arrêt.

Prenons un exemple simple.

Un coureur qui réalise régulièrement 20 kilomètres par semaine n'est pas nécessairement prêt à en courir 40 dès la semaine suivante. Cela ne signifie pas qu'il ne pourra jamais courir 40 kilomètres par semaine. Cela signifie simplement qu'il faut construire progressivement la capacité nécessaire pour les tolérer.

La progressivité consiste donc à faire évoluer les contraintes en laissant suffisamment de temps à l'organisme pour s'adapter.

Et cette progression ne concerne pas uniquement les kilomètres.

Volume, fréquence, intensité, durée des sorties, dénivelé ou difficulté des séances sont autant de paramètres qui peuvent évoluer au cours d'une préparation.

L'objectif n'est donc pas de progresser le plus vite possible.

Il est de construire une progression que l'on pourra maintenir suffisamment longtemps pour qu'elle produise des adaptations durables.

2. La régularité : construire une continuité dans l'entraînement

Une semaine parfaite suivie de deux semaines sans courir présente peu d'intérêt. Pour progresser, l'organisme a besoin d'être exposé régulièrement aux contraintes de l'entraînement.

C'est notamment grâce à la mécanotransduction que les contraintes mécaniques appliquées aux tissus peuvent être transformées en signaux biologiques participant à leurs adaptations.

Autrement dit : le corps s'adapte à ce qu'on lui demande régulièrement.

C'est pourquoi la régularité est fondamentale.

Prenons deux coureurs réalisant chacun 30 kilomètres sur une semaine.

Le premier concentre l'essentiel de son volume sur une ou deux grosses séances. Le second répartit son entraînement sur plusieurs sorties cohérentes avec son niveau.

Le volume total est identique, mais la façon dont les contraintes sont réparties est différente.

À volume hebdomadaire équivalent, répartir l'entraînement sur plusieurs séances peut être intéressant pour de nombreux coureurs. La répartition idéale dépend évidemment du niveau, de l'expérience, des objectifs et des contraintes personnelles de chacun.

La régularité doit également être observée sur une échelle plus longue.

Un coureur qui alterne des semaines très chargées et des semaines presque sans entraînement ne construit pas la même continuité qu'un coureur dont la pratique reste relativement stable.

L'objectif est donc d'éviter autant que possible l'alternance permanente entre inactivité et fortes contraintes.

La progression se construit rarement sur une séance exceptionnelle. Elle se construit grâce à l'accumulation de semaines, puis de mois, d'entraînement régulier.

3. La variabilité : ne pas toujours imposer les mêmes contraintes

Être régulier ne signifie pas faire toujours la même chose.

C'est ici qu'intervient le troisième principe : la variabilité.

La course à pied peut exposer le corps à des contraintes différentes selon la vitesse, le terrain, le dénivelé, la durée de l'effort ou encore le type de séance réalisé.

Faire varier intelligemment ces contraintes permet de solliciter l'organisme de différentes manières et de développer plusieurs qualités physiques.

Cette variabilité peut prendre différentes formes : alterner les allures et les types de séances, courir sur différents terrains, intégrer progressivement du dénivelé, utiliser différentes paires de chaussures lorsque cela est pertinent, réaliser du renforcement musculaire ou encore pratiquer ponctuellement d'autres activités comme le vélo ou la natation.

L'objectif n'est évidemment pas de tout modifier à chaque séance.

Au contraire, changer simultanément plusieurs paramètres importants peut augmenter fortement les nouvelles contraintes auxquelles le corps doit répondre. Un coureur habitué à la route qui décide dans la même semaine d'augmenter son volume, d'intégrer du trail, de changer de chaussures et d'ajouter une nouvelle séance d'intensité n'introduit pas simplement de la variabilité : il modifie brutalement plusieurs dimensions de son entraînement.

La variabilité doit donc elle aussi être progressive et structurée.

Elle ne garantit pas l'absence de blessure. Elle permet surtout d'enrichir les stimuli auxquels l'organisme est exposé et de développer différentes capacités utiles au coureur.

Progressivité, régularité et variabilité sont étroitement liées

Ces trois principes ne doivent pas être considérés indépendamment.

Un entraînement peut être progressif mais très irrégulier.

Il peut être régulier mais extrêmement répétitif.

Il peut également être très varié, mais évoluer beaucoup trop rapidement.

L'intérêt est donc de réussir à les associer.

Progressivité + régularité + variabilité permettent de construire progressivement un organisme capable de tolérer davantage de contraintes et de continuer à s'adapter à l'entraînement.

C'est ce cercle vertueux que nous cherchons à développer.

Car chez un coureur entraîné, la capacité à tolérer durablement un volume d'entraînement important constitue un élément majeur de la performance.

Le véritable objectif n'est donc pas simplement de réussir une grosse semaine d'entraînement.

Il est d'être capable d'enchaîner suffisamment de semaines de qualité pour progresser.

Pourquoi est-ce difficile à appliquer seul ?

Sur le papier, ces principes semblent relativement simples.

Dans la réalité, construire un entraînement autour d'eux est beaucoup plus complexe.

À quel moment augmenter le volume ? De combien ? Quand introduire davantage d'intensité ? Comment répartir trois ou quatre séances dans une semaine ? Quand augmenter le dénivelé avant un trail ? Comment adapter la semaine après une fatigue importante ? Que faire lorsqu'une douleur apparaît ? Comment reprendre après une interruption ?

Il n'existe pas une réponse identique pour tous les coureurs.

Une semaine de 40 kilomètres peut représenter une charge importante pour une personne et une semaine très légère pour une autre.

De la même manière, un coureur préparant son premier 10 km et un traileur expérimenté ne doivent pas développer les mêmes capacités ni être exposés aux mêmes contraintes.

C'est pourquoi un plan ne devrait pas être figé. Il doit évoluer avec le coureur.

Le rôle de l'accompagnement RunCare

C'est précisément l'objectif de l'accompagnement individualisé RunCare.

Nous ne cherchons pas uniquement à remplir un calendrier avec des séances jusqu'à la date d'une compétition.

L'objectif est de construire l'entraînement autour du niveau actuel du coureur, de ses capacités, de son historique, de ses contraintes et de son objectif, puis de le faire évoluer progressivement.

La planification permet de donner une direction : organiser les différentes périodes d'entraînement, répartir les séances, intégrer progressivement le volume, l'intensité ou les contraintes spécifiques à l'objectif.

Mais l'accompagnement permet surtout d'adapter cette planification à ce qui se passe réellement.

Parce qu'un entraînement prévu plusieurs semaines auparavant ne peut pas anticiper parfaitement une fatigue inhabituelle, une semaine professionnelle particulièrement chargée, une séance mal tolérée, une douleur ou au contraire une progression plus rapide que prévu.

L'intérêt du suivi est donc de pouvoir observer, comprendre et ajuster.

Comprendre son entraînement pour devenir acteur de sa progression

L'accompagnement RunCare ne consiste pas seulement à recevoir chaque semaine une liste de séances à exécuter.

Nous voulons également que le coureur comprenne progressivement la logique de son entraînement.

Pourquoi le volume augmente-t-il maintenant ? Pourquoi cette semaine est-elle plus légère ? Pourquoi introduit-on cette séance ? Pourquoi attend-on avant d'augmenter le dénivelé ? Pourquoi une séance est-elle adaptée après un retour particulier ?

Cette compréhension est essentielle.

Elle permet au coureur de ne plus être simplement exécutant de son programme, mais de devenir progressivement acteur de sa progression.

C'est aussi ce qui permet de construire une pratique plus durable sur le long terme.

Courir plus n'est pas toujours la priorité. Pouvoir continuer à courir l'est.

La progression en course à pied se construit rarement en quelques semaines.

Elle repose sur la capacité à accumuler des mois et des années d'entraînement cohérent, avec suffisamment de continuité pour permettre aux adaptations de se développer.

La progressivité permet de faire évoluer les contraintes.

La régularité permet de les répéter suffisamment longtemps.

La variabilité permet d'enrichir les adaptations et de développer différentes qualités. L'objectif de l'accompagnement RunCare est de faire vivre ces principes dans une planification individualisée, puis de l'adapter au fur et à mesure de l'évolution du coureur.

Parce qu'un bon programme n'est pas seulement celui qui permet d'atteindre la prochaine course.

C'est celui qui permet de continuer à s'entraîner, comprendre ce que l'on fait et progresser durablement.

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